Entretenez votre VTT comme un pro

Entretenez votre VTT comme un pro

Tous sports mécaniques demandent un entretien rigoureux de sa machine, et le VTT n’y échappe pas boue, eau, poussières chocs autant d’éléments qui mettent à mal nos fidèles destriers. Cependant, quels outils se procurer ? Quels produits utiliser ? Comment se dépanner en cas de casse lors d’une sortie ? Je vais à travers cet article vous donner mes quelques conseils sur les différents outils et produits à se procurer pour que l’entretien de votre VTT n’ait plus de secrets pour vous.
C’est parti !!!!

Se procurer des outils de qualité est indispensable si l’on veut entretenir correctement sa machine. On oublie les tournevis a 1 euro déniché a la foire fouille, investissez dans une marque reconnue pour la bonne réputation de ces produits, je pense, notamment a Facom, Parktool, Var, Unior, Topeak, ect…

L’outillage classique :

  • Tournevis plat/cruciforme
  • Clés Allen/Torx
  • Pince coupante
  • Pince multiprises
  • Clés plate
  • Clés à pipe
  • Maillet
  • Pinces à clips
  • Pied à coulisse
  • Pied d’atelier
  • Indicateur d’usure de chaines
  • Contrôleur de pressions d’air portable
  • Pompe a pied

Neatt proposent une mallette complète avec la majorité des outils nécessaires a un entretien de base de votre vélo :

Si vous avez pris goût à l’entretien de base de votre VTT, certaines taches demandent cependant un outillage spécifique à la mécanique vélo. Indispensable non seulement pour une simplicité de montage et de démontage, mais aussi afin d’évité d’abîmé les différentes pièces que vous serez amener a dévissé ou serrez.

Certains outils surlignez ci-dessous sont majoritairement utilisé dans un shop inutile donc de vous encombrez avec ce type de produits. En cas de changement fait appelle a votre shop préférée qui se fera une joie de vous démontez votre jeu de direction ou d’extraire votre boîtier de pédalier pressfit.

De plus, ces différentes opérations demandent une certaine technique afin de ne pas endommager pour de bon votre vélo.

  • Dérive chaîne
  • Clé à cônes
  • Testeur d’usure de chaîne
  • Clé dynamométrique
  • Clé à boîtier de pédalier
  • Scie à métaux
  • Pince coupe câble
  • Clé à cassette
  • Fouet à chaîne
  • Clés à rayons
  • Niveau à bulle
  • Arrache manivelles
  • Clé à manivelles
  • Outils montage vis cheminées
  • Extracteurs de cuvettes de jeu de direction ou de boîtier de pédalier pressfit
  • Extracteurs de roulements de cadre
  • Presse à roulements de jeu de direction
  • Kit de purge de freins et tige de selles
  • Pied d’atelier
  • Centreur de roues
  • Pompe Haute Pression

Une petite aparté sur un outil que j’utilise très régulièrement la clé dynamométrique. Les concepteurs de pièces ou fabricants de vélos préconisent des couples de serrage sur leurs cadres ou leurs périphériques, cet outil est donc indispensable afin de respecter les différentes données de serrage.

Elles peuvent être affichées sur la vis elle-même ou simplement renseigner sur la fiche technique du fabricant. Les prix débutent aux alentours des 60 euros et peuvent grimper aisément à plus de 300 euros pour le haut de gamme. Personnellement, j’utilise une clé Neatt à 80 euros depuis 3 ans et j’en suis très satisfait .

Disposer de ces outils pour entretenir sa machine à l’atelier est important. Mais quand est-il lorsque vous partez faire votre sortie et qu’une panne mécanique vient pointez le bout de sont nez .

On pourrait être tenté d’apporter les outils cités précédemment, un choix contre-productif et qui peut s’avérer dangereux en cas de chute. Je m’explique les différentes clés et tournevis, ect.. ont été étudier pour être utilisé dans un atelier et non lors d’une sortie VTT .

À l’inverse, les outils dédiés spécialement aux sorties VTT ont été minimisés au maximum pour un minimum d’encombrement et de poids tous en préservant leurs fonctions, leurs qualités et leurs poids. Je pense notamment au multitool qui permet de démonter la plupart des vis de votre bike.

Certains fabricants les ont intégrés directement sur le vélo notamment à l’intérieur du pivot de fourche ou du pédalier comme One Up Components par exemple. Spécialized a développé par exemple la Swat door une petite zone de rangement intégrer directement sur le tube diagonale de leurs cadres permettant ainsi de ranger le matériel de réparation nécessaire en cas de soucis sur le terrain.

De gauche a droite nous trouvons en premier le système Specialized Swat Door puis celui d’Orbéa avec un multitool intégré directement dans l’axe de la suspension, puis l’outil One Up components.

D’après les différents retours que j’ai pu glaner autour de moi, ces deux systèmes sont très appréciés pour leurs côtés esthétiques et fonctionnels. Aujourd’hui, de plus en plus de pratiquants roulent sans sac à dos ou banane afin d’être plus libre dans leurs mouvements.

Ces innovations permettent de rouler léger tous en gardant l’essentiel de réparation a porté de mains. Tous à l’heure je vous parlais de la dangerosité de transporter certains outils dans son sac. Effectivement en cas de chute ils peuvent devenir votre pire ennemi en vous blessant plus ou moins gravement .

Tous comme vous j’ai fait cette erreur lorsque j’ai débuté le VTT et j’ai rapidement fouiné sur le web afin de dénicher les outils pratiques a utilisé lors de mes ballades ou compétitions.

L’outillage en sortie VTT :

Voici le matériel de base essentiel que j’utilise moi-même lors d’une sortie :

  • Démonte pneus
  • Rustines avec la colle et mèches en cas de réparation tubeless
  • Rilsan
  • Multitool ( optez pour un modèle avec dérive chaîne intégrée )
  • Chambre à air au diamètre de ces roues
  • Une paire de gants en latex
  • Un attache rapide de chaîne ( choisissez bien le maillon correspondant a votre chaîne 10, 11, 12 vitesses )

Une petite fiole d’huile ( Idéal lorsque vous avez nettoyé votre vélo en station et que le lubrifiant a été dissous lors du lavage une petite lubrification et ces reparti )

Ça y est vous avez choisis vos outils vous êtes prêt(e) a entretenir votre monture, mais il vous manque un petit quelque chose. Et oui comme pour les outils avoir des produits d’entretien et de nettoyage de qualité est un gage de longévité de votre monture sur le long terme.

On oublie l’idée du WD 40 sur la chaîne ou l’huile de tournesol sur les joints de fourche. Aujourd’hui, les fabricants mettent à votre disposition une large gamme d’huiles, de lubrifiants, dégraissants et autres produits de nettoyage de toutes sortes testé et validé pour entretenir votre vélo.

Les graisses :

La plus utilisée est la graisse dite universelle (translucide ou blanche) à base de lithium. Très utile lors de l’entretien de vos axes de cadre, ou lors du montage de vos différentes pièces tel que vos roulements de jeu de direction ou de boîtier de pédalier, etc.

La deuxième est une pâte de montage pour pièces carbone. Elle contient des micros billes qui créer un frottement permettant ainsi d’éviter le serrage excessif des pièces en carbone entre elles diminuant ainsi les risques de fatigue de la fibre. Alors si vous avez un cintre, potence ou tige de selle en carbone l’investissement en vaut vraiment la chandelle afin d’éviter les mauvaises surprises.

La graisse au cuivre ( antiseize ) est une patte anti-grippage à appliquer lors du montage entre deux pièces métalliques. Elle permet de démonter plus facilement les pièces qui ont tendance à se coller entre elles comme le titane, l’acier ou l’aluminium, je l’utilise moi-même lors du montage de mes roulements de cadre.

L’oil slick ou la sram butter est une graisse utiliser lors du remontage ou de l’entretien de vos suspensions. Elle s’applique sur les différents joints, et garanties une fluidité et une réduction maximale des frictions. C’est la graisse à avoir sur votre établi si vous décidez de procéder vous-même à l’entretien de votre amortisseur ou de votre fourche.

Les huiles :

Tous comme les graisses il existe différentes huiles, chacune avec leur propriété et leurs utilisations pour chaque parti de votre vélo.

L’huile de chaîne :

Je vois et j’entends encore trop de pratiquants débutants qui graissent leurs chaînes, une des plus grosses erreurs à ne jamais commettre.

Pourquoi ?

Tous simplement, car la graisse va venir accumuler les saletés en formant une pâte abrasive néfaste endommageant rapidement l’ensemble de votre transmission. Alors on huile sa chaîne avec des produits spécifiques dédiés au VTT et rien d’autre.

Selon les différentes périodes de l’année, nous n’appliquerons pas les mêmes huiles sur notre chaîne. L’été et le printemps, optez pour un modèle dédier aux conditions sèches alors que pour l’automne et l’hiver privilégier celle dédier aux conditions humides.

Pour ma part, j’utilise un lubrifiant à base de cire ( Squirt lube ) que je dépose en fine couche sur ma chaîne. Elle permet à la poussière de ne pas se coller sur celle-ci garantissant ainsi un passage des vitesses plus fluide, elle peut s’appliquer aussi bien en hiver qu’en été.

En période hivernale cependant je privilégie une huile spécialement étudiée pour les conditions difficiles. En effet, l’eau, la boue, la neige, et le froid rendent la vie dure a nos transmissions un lubrifiant efficace est donc indispensable afin de garantir la longévité de votre transmission.

L’huile de suspensions :

Là encore, chaque fabricant de suspensions préconise un type d’huile pour ces différents modèles chacune avec un indice de viscosité différent. Afin d’être sur de savoir quels modèles utiliser référer vous au site internet du constructeur de votre fourche ou de votre amortisseur qui vous indiquera les différentes quantités et viscosité d’huile a utilisé lors de l’entretien.

Ci-dessous, nous allons vous guider afin de bien différencier les différentes viscosités que vous pourriez retrouver sur le marché.

Petit cours technique :

La viscosité d’une huile de suspension s’exprime via le sigle SAE (Society of Automotive Engineers). Il débute a 2,5 W jusqu’a l’indice maximal de 30 W. Plus un coefficient de viscosité est faible plus votre huile est fluide à l’inverse plus celui-ci est élevé plus elle est visqueuse.

Cependant, cet indice varie en fonction des différents fabricants ( une huile Ipone par exemple de 5 W, chez Silkolene correspondra à une 10 W ). Pour les plus pointus d’entre vous cependant il existe une mesure beaucoup plus précise le « Viscosity Grade » qui est symbolisée en CentiStoke et qui se mesure a 40 ou 100° degrés Celsius. Vous l’aurez compris la viscosité d’une huile varie en fonction de sa température.

Une fois, calculez-vous obtenez un index de viscosité ( VI ) qui permet de démontrer la capacité de votre huile a conservé ça viscosité lors de la monter en température.

Avec un index VI élevé, la viscosité variera beaucoup moins qu’avec un indice plus faible. Ces informations sont données à titre indicatif et je vous conseille grandement de vous referez aux données constructeurs et ne pas jouer aux apprentis sorciers sur votre fox factory a 1200 euros.

Le liquide de freins :

Il faut savoir qu’il existe deux types d’huile pour purger vos freins le DOT 3, 4 et 5,1 ( Hope, Sram, etc.. ) Et le liquide minéral ( LHM, Shimano Royal Blood magura, etc.. ). Attention et j’insiste énormément là-dessus on ne mélange pas les huiles. Référez-vous à la documentation technique du constructeur ou simplement en regardant sur le réservoir du maître-cylindre ou la mention DOT ou Oil minéral est généralement inscrit.

Si je n’ai plus d’huile minérale je peux la remplacer par du DOT ou pas ?

Non, car vous allez définitivement endommager vos freins le DOT étant un produit extrêmement corrosif vos freins prévus pour une huile minérale vont très vite se détériorer. Pareil dans le cas inverse on ne purge pas un frein prévu pour du DOT avec de l’huile minéral. Le système de freinage étant un organe de sécurité suivez à la lettre les méthodes de travail et les consignes de sécurités des différents constructeurs.

Le frein filet :

J’aurais pu le classer au début de cet article avec les outils ateliers de base, mais sa place est bien avec les produits d’entretien. Il s’agit du frein filet, pas cher et très utile il gardera vos pièces serrer aux bons couples évitant ainsi tout desserrage du aux diverses vibrations lorsque vous roulerez.

Vis de cadres, potence, freins, tige de selles, disques de freins vous pouvez l’utilisez sur pratiquement tous les éléments de votre VTT. Attention cependant il existe deux modèles un bleu ( fixation moyenne ) permettant un démontage sans encombre et un rouge ( fixation forte ) au montage définitif.

On utilise essentiellement le bleu en effet en VTT lors de l’entretien nous sommes amené a démonté régulièrement les pièces assembler au frein filet alors pour un démontage facilité oublier la fixation forte.

Produits de nettoyage :

Enfin pour clore cet article nous parlerons des différents produits de nettoyage à avoir dans ces tiroirs. Eh oui quand on entretien son VTT le faire sur un vélo propre est quand même nettement plus agréable. Mucc off, Hope, Peat’ys sont quelques exemples des différentes marques présentes sur le marché. Ces produits sont d’une efficacité remarquable leurs compositions permettant de décoller les saletés efficacement.

La plupart de ces produits étant biodégradable l’utilisation de ces nettoyants peut être réaliser dehors, étant biodégradables aucun risque pour la planète. Une fois votre cadre nettoyer un dégraissant efficace est très utile notamment pour la transmission ou les disques de freins qui aurais pu être contaminés par divers polluants. Pour finir pas de nettoyage sans brosses adéquates, un VTT qui plus est tous suspendu est bourré de recoins tous plus exigus les uns que les autres.

Pour un nettoyage efficace munissez-vous de brosses a transmission spéciale chaîne, d’une éponge en mousse ainsi que de diverses brosses de différentes tailles afin de chassez toutes les impuretés. Pour la transmission certains mécanos utilisent un nettoyeur de chaîne un outil très pratique qui permet d’éliminer efficacement les saletés de sa chaîne. Enfin, un jet d’eau est indispensable lors du nettoyage.

Oubliez le karcher l’eau à haute pression a une fâcheuse tendance a s’infiltrer dans les moindres recoins. Notamment au-delà des joints d’étanchéité de vos roulements de cadre, roues ou joints racleurs de fourches et d’amortisseur.

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